Contaminations à l’hôpital et au centre. Les maladies nosocomiales

Des règles d’hygiène sont à imposer aux patients et à respecter par le personnel médical.

 

Bien sûr les locaux réservés aux soins de santé doivent toujours permettre cette hygiène.

L’aération des locaux, le nettoyage des gaines, le nettoyage des postes, l’hygiène du local en général doit être l’objet d’une attention rigoureuse et soignée qu’un personnel dédié apporte au quotidien.

Les risques de transmissions de maladies ou de virus sont importants dans des locaux étroits ou l’hygiène parfois se relâche. Dans ce cas voilà une bonne raison de changer de centre, en cherchant ailleurs, en faisant la demande d’une place dans un autre lieu. Le malade n’est pas attaché à un centre de soins bien heureusement, et si chaque malade essayait de trouver mieux c’est l’ensemble de la dialyse qui progresserait. En effet, que peut-on savoir des autres centres lorsqu’on ne s’est jamais déplacé ? Vraiment il serait juste et bon de comparer les prestations des divers centres de dialysés et de mettre en avant les meilleures pratiques. Il s’agit bien d’œuvrer pour le renforcement de la qualité des soins et du traitement. Rein échos est bien décidé à mettre en avant les points forts, les améliorations existantes, la qualité des soins, le professionnalisme et l’hygiène, la présence régulière des néphrologues, la sécurité du matériel et son évolution grâce à chacun des lecteurs.

Hygiène élémentaire
Lavez-vous les mains avec du savon, autant de fois que nécessaire, après tout passage aux toilettes, avant chaque repas et bien sur avant et après vos dialyses.

En effet il ne s’agit pas de répertorier tout ce qui ne va pas, ce serait trop long. Mais de faire émerger tout ce qui va au-delà du minimum. Des disparités existent à remboursement comparable, certains centres offrent plus, signalons-le et souhaitons qu’à l’avenir le nivellement se fasse par le haut. Oui aux centres de dialyses haut de gamme pour tous.

Il s’ouvre en France les premiers centres Cocoon’s basés sur le fauteuil intelligent et massant, avec lunettes électroluminescentes pour gérer le stress des clients. La particularité de ce centre de soins est ce fauteuil qui offre un massage personnalisé et coûte 35 000 € pièce.
Les dialysés n’en demandent pas tant mais ne pas négliger leur confort est un plus appréciable.


Se prémunir des Hépatites (en hémodialyse)

Il y a en effet peu de symptômes à l’hépatite, elle s’ignore parfois alors qu’elle peut devenir chronique. En France, un hépatique sur deux, s’ignore encore (600 000 Français porteurs d’une hépatite C).

« Je ne suis pas malade docteur, mais très fatigué »

Toujours en cause le foie, organe ô combien moteur de notre organisme, qui transforme les aliments en énergie. (et de penser qu’un quart de notre foie nous suffirait pour vivre, tels nos reins en quelque sorte).

Attention donc aux urines très foncées et aux selles décolorées, elles indiquent souvent l’hépatite.

On reconnaît ce fameux « ictère » au teint jaune, il s’agit alors de l’hépatite aiguë.

Il y aussi des hépatites fulminantes parfois dues à des excès d’aspirine, de paracétamol consommés de manière inappropriée.

Claude Bernard dès 1848 étudiant les fonctions du foie, depuis les maladies du foie ou des voies biliaires doivent nous inquiéter.

Comment le détecter, par un examen de sang où on note l’augmentation des transaminases (ALAT et ASAT) un indicateur sérieux des problèmes hépatiques. Si on dépasse un certain nombre de fois la norme et si cela persiste au moins six mois on parlera alors d’hépatite chronique.

Il faut alors consulter un gastro-entérologue et faire une échographie du foie.

On recensera peut-être l’une des huit hépatites nommées :
A, B, non –A, non – B, C, D, E, F, G.
On pourrait y ajouter les hépatites alcooliques et auto-immunes (nous avons déjà noté les hépatites médicamenteuses).

A et C, peuvent être des hépatites fulgurantes……… (C étant souvent chronique 8 fois sur 10) A s’attrape par les aliments contaminés, l’eau souillée, tandis que C est transmis par le sang infecté (préservatif) attention aux (objets contaminés) rasoirs communs ou brosse à dents. Pas de vaccin, l’hépatite C touche 370 000 adultes en France (estimation récente de l’Institut de veille sanitaire). Dans 80% des cas elle pourra se révéler chronique et 20% des cas seront guéris.

A et E, s’attrapent dans les voyages
F, non identifié. D, on peut se vacciner.

A et B, ont un vaccin et pourront s’attraper dans les toilettes publiques, chez le dentiste, en dialyse. L’hépatite B est un virus qui (touche de l’ordre de 300 000 adultes en France) dans 90% des cas est éliminé par l’organisme et dans 10% des cas se révélera chronique. L‘hépatite B s’attrape par les relations sexuelles et les objets contaminés par du sang infecté.

On attrapait aussi l’hépatite lors de transfusion. Depuis 1971 le dépistage est obligatoire chez les donneurs de sang. L’hépatite B tuait un millier de français chaque année. Dans ce cas ne pas partager les couverts de la famille à table, se laver fréquemment les mains, désinfecter les toilettes à l’eau de javel.

Il est recommandé de se faire vacciner pour l’hépatite B avant de commencer les dialyses.

Résumons-nous :

- Il y a des porteurs ou l’hépatite chronique est « inactive » ;
- A et E ne deviennent jamais chroniques ;
- B, C, D sont les hépatites les plus répandues.

Les risques :

- Développement d’une cirrhose post hépatique
- Cancer du foie

Les biopsies (ponction pour analyse du foie comme du rein) confirment e diagnostic du médecin.

Pour les « Hépatants » (porteur d’un virus de l’hépatite), deux adresses :

www.annuaire.aas-com
et
hépatites info service 0800 845 800

Lire « Comment vit-on avec une hépatite » Edition Frison Roche de Thomas Laurenceau et Patrick Marcellin.