Nous sommes tous concernés par les maladies du rein.

Nous devons nous y prendre assez tôt pour éviter ou retarder une mise en dialyse.

Consulter un néphrologue dès qu'une analyse d'urine ou sanguine s'avérera perturbante sera votre bon réflexe.

Une personne sur 12 peut être atteinte d'une des maladies rénales à l'origine de millions de décès chaque année. A l'heure actuelle, le diagnostic de la fonction rénale dépend essentiellement d'analyses de sang et d'urine, moyens indirects d'évaluation

En citation de la Fondation Canadienne du Rein :

Une maladie rénale peut être présente sans que l’on note l’apparition d’aucun symptôme particulier. Lorsque l’on diagnostique de façon précoce une maladie du rein, des traitements tels qu’un régime adapté ainsi qu’un meilleur contrôle de la tension artérielle et du diabète peuvent prévenir ou ralentir la progression de la maladie. Lorsque la maladie rénale progresse jusqu’à l’insuffisance rénale, il faut envisager des traitements tels que la dialyse et même la greffe rénale afin de maintenir la personne en vie. Il est donc important que vous passiez régulièrement un examen de santé qui inclut :
- un contrôle de la tension artérielle;
- une surveillance du diabète par un contrôle du taux de sucre dans le sang;
- des tests pour dépister le taux de protéines dans les urines;
- des prises de sang qui permettent d’évaluer votre fonction rénale.

La consommation, de façon régulière et sur une longue période de temps, de médicaments, même de ceux qui sont en vente libre, peut amener des dommages aux reins. Il est donc important d’être prudent dans la consommation de ces produits. Parlez-en avec votre médecin, infirmière ou pharmacien.

La première cause de maladie du rein est le diabète. Il est donc important, lorsqu’une personne est diabétique ou à risque de l’être, de bien s’alimenter et de suivre les recommandations médicales. Le contrôle du taux de sucre dans le sang est important.
Un autre facteur important est l’hypertension artérielle (haute pression), qui est la deuxième cause de maladies du rein. Une tension artérielle plus élevée que 140/90 de façon continue agresse les reins.
Un diabète et une tension artérielle bien contrôlés diminuent les risques de développer des maladies du rein.

Les maladies du rein peuvent être dépistées par de simples tests de sang ou analyse d’urine. En effet, l’analyse d’urine permet de détecter la présence d’une protéine appelée albumine. L’albumine est un élément essentiel pour le bon fonctionnement de notre organisme. Ainsi, si le rein laisse passer l’albumine dans les urines lors de la filtration, nous pouvons suspecter un problème. Donc, l’analyse d’urine permet d’identifier les personnes à risque de développer des maladies du rein, et ce, avant même qu’elles n’aient remarqué des symptômes de la maladie.
Des tests de sang peuvent aussi nous indiquer si les reins fonctionnent normalement. Le sang est analysé afin de vérifier s’il y a présence

- d’urée - : l’urée est un déchet que notre organisme produit après avoir utilisé les protéines d’origine alimentaire surtout la viande. L’urée est filtrée par les reins et éliminée dans les urines. Si l’on retrouve de l’urée dans le sang, c’est un indice que les reins fonctionnent moins bien.

- de créatinine - : la créatinine est un déchet produit par les muscles après qu’ils ont travaillé. La créatinine doit donc être éliminée dans les urines.

La présence d’urée et de créatinine dans votre sang peut suggérer à votre médecin de vous faire passer des tests plus spécifiques tels qu’un ultrason ou une biopsie.

Nous devrions savoir que :

La fonction des reins va bien au-delà de filtrer notre sang afin d’en éliminer les déchets. Si le premier rôle des reins est de débarrasser le corps des déchets qui s’accumulent chaque jour dans notre sang. Ils sont l’usine d’épuration des «eaux usées» de notre organisme. Les reins filtrent notre sang et éliminent, dans les urines, les déchets produits par notre organisme et plus de 80 % des médicaments que nous consommons. Le sang ainsi filtré ne conserve que les substances essentielles au bon fonctionnement de notre organisme. Chaque rein contient environ un million de petits filtres appelés néphrons. Ce sont les néphrons qui purifient le sang. Une fois filtré le sang filtré, l’urine est formée, ce qui permet l’élimination des déchets.
Ils régularisent le volume de sang et sa composition afin de toujours répondre aux besoins de notre organisme qui est en constant changement. Ainsi, les reins s’assurent de conserver le juste équilibre entre la quantité d’eau et les différents produits chimiques dont notre organisme a besoin (ex. sodium, potassium) d’une part, et les acides et les bases d’autre part.
Ce travail est hautement complexe et confondrait n’importe quel chimiste. Mais les reins s’acquittent de leurs tâches de façon efficace la plupart du temps.
Les reins sont aussi utiles dans la fabrication de certaines hormones et autres substances qui permettent de régulariser le fonctionnement de notre organisme. Par exemple, les reins fabriquent la rénine, une substance qui permet de régulariser notre tension artérielle. L’érythropoïétine, quant à elle, stimule la production de globules rouges.
Les globules rouges sont fabriqués dans la moelle osseuse (substance à l’intérieur des os). Il peut arriver que la quantité de globules rouges dans l’organisme devient insuffisante, le rein produit alors l’érythropoïétine qui ordonne à la moelle osseuse de produire des globules rouges. Les globules rouges sont importants, car ce sont eux qui sont responsables de transporter l’oxygène partout dans notre corps.
Certaines cellules des reins jouent aussi un rôle dans la transformation de la vitamine D afin de la rendre utilisable par notre organisme. La vitamine D est essentielle pour l’absorption du calcium, un élément important pour maintenir nos os en bon état.


Ce que vous dira votre médecin traitant :

Mis au point en 1976 par ces deux auteurs, une formule permet de calculer la clairance de la créatinine d'après la créatininémie. Clairance de la créatinine en ml par minute=((140 moins l'âge en année) X (poids en  kilogrammes)/créatininémie (mmol par litre))*1 chez la femme. Clairance de la créatinine en ml par minute=((140 moins l'âge en année) X (poids en kilogrammes)/créatininémie (mmol par litre))*1,25 chez l'homme
On parle d'insuffisance rénale quand : 22 mg/l ou 200 µmol/l et la clairance est < 80 ml/mn
Faire régulièrement une analyse d'urine suivit quelques temps plus tard d'une analyse sanguine pour contrôler la « clairance de la créatinine », cette clairance représentant le niveau de fonctionnement du rein. Plus la clairance est haute, et plus le rein fonctionne.

L'insuffisance rénale chronique est définie par une diminution permanente du débit de filtration glomérulaire (DFG).

Se préparer à l’épuration extra-rénale
1. La vaccination contre l’hépatite B doit être entreprise le plus précocement possible, après la découverte de l’insuffisance rénale chronique.
2. Se faire décrire simplement la technique de la création d’une fistule artério-veineuse pour l’hémodialyse et de mise en place d’un cathéter intra-péritonéal.

2 bis. Nécessité de prises de sang dans les veines de la main pour préserver son abord vasculaire,  et modalités de préservation du capital veineux des avant-bras et des plis du coude chez un insuffisant rénal chronique.
3. Suivre l’ordonnance de surveillance biologique habituelle d’un insuffisant rénal chronique.
4. Comprendre les complications cliniques (cardiaques, neurologiques, digestives, cutanées, nutritionnelles) qui peuvent survenir en cas de mise en route trop tardive de l’épuration extra-rénale. Savoir que le traitement par dialyse doit être débuté dans tous les cas, lorsque la clairance de la créatinine atteint 5 ml/mn.
5. Apprendre à gérer son angoisse devant la maladie et l’acceptée en optant pour un suivi efficace.

Comprendre la séance de dialyse
1. Comprendre et apprécier les différentes techniques d’épuration extra-rénale ambulatoire, opter pour celle qui vous est le plus favorable sur la durée (maladie chronique), avec description simple de la réalisation pratique d’une séance d’hémodialyse et d’un changement de poche de dialyse péritonéale. Connaître le coût de la dialyse en France et des transports ambulanciers.
2. Comprendre le principe des deux processus permettant l’épuration du sang à partir d’un dialysat : la diffusion et l’ultrafiltration.
3. Connaître le rythme et la durée habituels des séances d’hémodialyse et des changements de poche en dialyse péritonéale. En déduire les contraintes sociales éventuelles.
4. Apprendre à reconnaître les principales complications aiguës pouvant mettre en jeu le pronostic vital d’un patient dialysé : la surcharge hydrosodée, l’hyperkaliémie, l’infection de l’abord vasculaire ou du liquide péritonéal. Savoir prendre les décisions qui s’imposent d’urgence.
5. Savoir ce qu’il faut faire en cas de problèmes sur la fistule, hors des séances.
6. Savoir enfin que l’épuration extra-rénale n’est qu’un substitut très imparfait du fonctionnement rénal normal et que les doses de médicaments doivent être habituellement adaptées de façon très précise chez les patients dialysés.

Comprendre la transplantation rénale
1. Connaître les principales contre-indications de la transplantation rénale.
2. Connaître les deux types de donneur et les conditions de prélèvement de ces donneurs.
3. Savoir que les deux éléments obligatoires pour réaliser une transplantation rénale sont la compatibilité ABO et le cross match lymphocytaire négatif.
4. Nécessité de comprendre les trois circonstances au cours desquelles peuvent se développer des anticorps anti-HLA et expliquer le principe du cross match lymphocytaire.
5. Se faire expliquer simplement l’acte chirurgical de transplantation rénale.
6. Savoir qu’en dehors du cas très particulier des jumeaux identiques, un traitement immunosuppresseur doit être poursuivi pendant toute la durée de vie du greffon.
7. Savoir qu’un traitement immunosuppresseur insuffisant expose aux crises de rejets aigus ou au rejet chronique et qu’un traitement immunosuppresseur excessif expose aux infections, aux cancers et aux lymphomes.
8. Savoir qu’il existe de très nombreuses interactions médicamenteuses avec les immunosuppresseurs exposant soit au risque d’inefficacité et de rejet, soit au risque de toxicité.
9. Dire que la survie du greffon est d’environ 50 à 60 % à 10 ans.
10. Après transplantation avoir toutes explications nécessaires pour comprendre la finalité de son traitement et la nécessité de le suivre sans concession.

Toutes les informations relatives à l’alimentation des patients en insuffisance rénale précoce s’appliquent aux patients dialysés et transplantés, en particulier celles concernant le potassium, le phosphate et le sodium. Quel que soit votre état de santé, vous pouvez presque toujours l’améliorer à travers des mesures simples telles que l’arrêt de la cigarette, l’adoption d’une alimentation saine et la pratique régulière d’une activité physique. Ces mesures vous aideront à perdre du poids si vous en avez besoin.




■ Un DFG < 60 ml/min/1.73 m² est une insuffisance rénale indiscutable qu'il y ait ou non des marqueurs d'atteinte rénale associés (biologiques et/ou morphologiques et/ou histologiques). ■ Les patients ayant un DFG diminué entre 60 et 89 ml/min/1.73 m² de surface corporelle (N - 2 DS) avec marqueurs d'atteinte rénale persistant plus de 3 mois seront considérés comme porteurs de maladie rénale chronique. Les indications pour débuter un traitement de suppléance chez l'adulte sont l'apparition certaine de manifestations cliniques du syndrome d'insuffisance rénale chronique terminale et/ou un DFG < 15 ml/min/1.73 m².