Recherche médicale sur les maladies rénales (et autour d'elles), où en-est-on ?
Les travaux de scientifiques nordistes font le tour de la planète. Selon un palmarès de référence publié par Thomson Scientific, une étude signée par une équipe lilloise se classe au premier rang des articles les plus cités dans le monde de la recherche médicale fondamentale en 2007. « C'est suffisamment rare en France pour être signalé », a salué hier Philippe Froguel, directeur de l'unité Génomique du CNRS de Lille. Fruit de la collaboration entre le CNRS, l'université de Lille-II et l'Institut Pasteur de Lille, l'article décrit la technique d'analyse par puce ADN du génome de patients diabétiques. « C'était une première dans le monde, explique Philippe Froguel. Cela permet maintenant de travailler sur le dépistage du diabète, ou sur de nouveaux médicaments pour traiter la maladie. » http://www.20minutes.fr/article/220762/Lille-La-recherche-lilloise-au-top.php
Une notion est apparue au cours de la dernière décennie, celle de l'immunogénétique dite non-HLA. «Tout n'est pas dans les gènes, et le projet Human Epigenome va étudier les antigènes importants dans la prise de greffe dans chaque tissu, les variations interindividuelles, le profil de méthylation des protéines codées.» Certaines substances ayant un rôle de signalisation (les cytokines) conditionnent, plus encore que le HLA, le succès de la prise de transplantation de cellules souches.
Des mutations de certains facteurs de croissance tissulaire (comme le VEGF) ont un rôle capital dans le succès des greffes de rein. Et le HLA lui-même, découvert par Dausset, n'a pas encore révélé tous ses secrets : «Le développement des biothérapies immunitaires doit faire anticiper un fort développement de l'immunopharmacogénétique du système HLA, et des autres gènes du complexe majeur d'histocompatibilité», anticipe M. Charron. Il y a certainement un vivier inconnu de molécules d'intérêt thérapeutique dans ce secteur… http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/02/14/01008-20080214ARTFIG00387-la-recherche-sur-les-greffes-d-organes-progresse.php
Médicament ou dopant ? L’EPO bientôt dépassée? S107 n’a encore jamais été testé cliniquement chez l’homme, mais Andrew Marks l’un des auteurs de l’étude, reconnaît qu’il espère un jour en tirer un médicament contre les états de fatigues chronique dus à certaines maladies vasculaires. En effet, selon lui, l’état de fatigue décrit par les marathoniens surentraînés ressemble beaucoup à celui dont se plaignent les patients hospitalisés pour une défaillance cardiaque. Mais combien de temps va-t-il s'écouler avant de voir apparaître ce nouvel antifatigue dans les coulisses des compétitions sportives? http://www.20minutes.fr/article/212916/Sciences-L-EPO-bientot-depassee.php
Une notion est apparue au cours de la dernière décennie, celle de l'immunogénétique dite non-HLA. «Tout n'est pas dans les gènes, et le projet Human Epigenome va étudier les antigènes importants dans la prise de greffe dans chaque tissu, les variations interindividuelles, le profil de méthylation des protéines codées.» Certaines substances ayant un rôle de signalisation (les cytokines) conditionnent, plus encore que le HLA, le succès de la prise de transplantation de cellules souches.
Des mutations de certains facteurs de croissance tissulaire (comme le VEGF) ont un rôle capital dans le succès des greffes de rein. Et le HLA lui-même, découvert par Dausset, n'a pas encore révélé tous ses secrets : «Le développement des biothérapies immunitaires doit faire anticiper un fort développement de l'immunopharmacogénétique du système HLA, et des autres gènes du complexe majeur d'histocompatibilité», anticipe M. Charron. Il y a certainement un vivier inconnu de molécules d'intérêt thérapeutique dans ce secteur… http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/02/14/01008-20080214ARTFIG00387-la-recherche-sur-les-greffes-d-organes-progresse.php
Les scientifiques à la School of Medicine de Washington University à St. Louis ont révélé dans une nouvelle étude que le rein nettoie activement son filtre le plus sélectif afin que ce dernier ne s’encrasse pas de protéines sanguines. http://www.informationhospitaliere.com/voirDepeche.php?id=11035

TransTech Pharma, Inc. et Novo Nordisk A/S ont annoncé aujourd'hui que TransTech avait acquis auprès de Novo Nordisk tous les droits sur un portefeuille de candidats-médicaments en cours de développement pour traiter les troubles du métabolisme. Ce portefeuille comporte trois approches thérapeutiques distinctes de ce traitement : antagonistes du récepteur H3, agonistes de PPAR? et inhibiteurs de 11?HSD1.
http://www.fininfo.fr/fininfong/GetDerniereNews.event?lg=fr&urlAction=GetDerniereNews.event%3Flg%3Dfr&idnews=BNW080125_00005388&numligne=0&date=080125
Le groupe Pierre Fabre et Genfit indiquent en particulier avoir identifié une classe de molécules totalement inédites (' first-in-class '). Les deux parties sont parvenues à identifier des séries chimiques répondant à une stratégie thérapeutique innovante et visant une action simultanée sur le diabète de type II et les dyslipidémies, et une action potentielle sur l'obésité, notamment par une approche phénotypique ' précise le groupe. Les premières études réglementaires d'un de ces composés devraient voir le jour d'ici à 18 mois. http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_societes.phtml?&symbole=1rEPALGFT&news=4998777
Les diabétiques ne devront plus se piquer En France, le diabète touche près de trois millions de personnes (150 millions dans le monde). Cette maladie est causée par une déficience du pancréas, qui ne fabrique plus assez d’insuline, si bien que le sucre absorbé dans les aliments reste stocké dans le sang au lieu d’être diffusé vers les cellules de l’organisme. Dans un cas sur dix, le corps ne fabrique plus du tout d’insuline et le malade doit alors s’en injecter chaque jour. Mais deux découvertes pourraient rendre ce traitement beaucoup moins contraignant. Des chercheurs de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) ont mis au point une sorte de pancréas artificiel : un détecteur, pas plus grand qu’une carte de crédit et porté contre la peau, surveille le taux de sucre dans le sang et transmet les données à un ordinateur intégré, qui contrôle une pompe à insuline placée à la ceinture du malade ; cette pompe distille automatiquement la quantité d’insuline nécessaire. Commencés en janvier dernier sur des enfants âgés de 5 à 18 ans, la nuit et à l’hôpital, les essais cliniques vont être progressivement étendus à une utilisation de jour. Autre avancée : en 2006, une équipe franco-américaine, dirigée par les professeurs Philippe Froguel (CNRS, université Lille-II) et Michel Polak (Inserm, hôpital Necker, Paris), en association avec le Baylor College of Medicine (Houston, États-Unis), a mis en évidence la mutation génétique responsable du diabète néonatal et d’une nouvelle forme de diabète chez l’adulte. D’ici deux à trois ans, cela devrait radicalement transformer le diagnostic et le traitement (par mutation génétique) de ces pathologies. Chirurgie à distance : l’avènement est proche Le 2 avril dernier, le professeur Jacques Marescaux et son équipe des hôpitaux universitaires de Strasbourg ont réussi une première mondiale : l’ablation de la vésicule biliaire sans la moindre cicatrice chez une patiente de 30 ans. L’opération a été réalisée par voie transvaginale à l’aide d’un endoscope flexible. Ces spécialistes de la digestion sont à la pointe du progrès de la chirurgie : ils expérimentent aussi la robotisation des opérations, confiées à une machine guidée par l’imagerie 3D. À terme, toute la chirurgie, notamment cardiovasculaire, en profitera. http://www.rotary.belux.org/fr/news/00177.shtml
Sirt1 est une molécule dont l’activation améliore le métabolisme. Les effets bénéfiques de la restriction calorique et du resvératrol (issu du vin rouge) sont médiés par Sirt1. Le resvératrol est un polyphénol du vin rouge capable de mimer les effets bénéfiques de la restriction calorique et d’améliorer les paramètres métaboliques de souris soumises à un régime hyperlipidique. Pour avoir des effets similaires chez l’homme, les posologies de resvératrol à employer sont très importantes. Jill C Milne et collaborateurs présentent un travail où les effets de nouveaux activateurs de Sirt1 sont décrits. Ces activateurs ont une structure dérivée de celle du resvératrol et sont 1000 fois plus puissantes pour activer Sirt1. Ces activateurs sont capables d’améliorer la sensibilité à l’insuline et la glycémie de différents modèles murins de diabète avec obésité et sont potentiellement de nouveaux traitements futurs du diabète de type 2. F.A., novembre 2007 http://www.alfediam.org/breves/affiche_breve.asp?oid_breve=1171
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Cellules souches embryonnaires humaines : premiere lignee francaise obtenue par Annelise Bennaceur-Griscelli, qui dirige la plate-forme "Cellules souches embryonnaires humaines" a l'Institut Andre Lwoff, et Olivier Feraud, de l'Unite Inserm 602/Paris-sud 11, en collaboration avec le professeur Gerard Tachdjian et le docteur Nelly Achour-Frydman, du Service d'histologie, embryologie-cytogenetique de l'hopital Antoine Beclere, et le professeur Rene Frydman du Service de gynecologie obstetrique et medecine de la reproduction du meme hopital.http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51786.htm
http://www.lefigaro.fr/sciences/20071029.FIG000000126_nouvelle_premiere_mondiale_de_therapie_genique_en_france.htmlAlors que dans le monde, il existe déjà deux cents lignées de ce type, notamment aux États-Unis et outre-Manche, en Corée et en Iran. L'obtention de cette première lignée de cellules à la base d'une possible médecine régénératrice est un franc succès pour l'équipe du Pr Annelise Bennaceur-Griscelli (unité Inserm 602). C'est aussi une bonne nouvelle pour toute la communauté scientifique française car cette lignée de cellules dotées de toutes les potentialités (pluripotentes) est mise à la disposition de tous ceux qui désireront y réaliser des recherches. L'embryon avait été obtenu à l'issue d'un diagnostic préimplantatoire (DPI) mis en oeuvre pour un couple qui avait déjà perdu deux bébés d'une grave malformation cardiaque liée à ces anomalies chromosomiques. La femme de ce couple avait fait précédemment plusieurs fausses couches, probablement pour la même raison. Grâce au DPI, les biologistes de la reproduction ont détecté et réussi à réimplanter un embryon indemne de l'anomalie. http://www.lefigaro.fr/sciences/20071024.FIG000000044_cellules_souches_une_premiere_francaise.html
La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, a annoncé, mercredi 29 août, que l'allocation de recherche pour les doctorants sera revalorisée de 8 % au 1er octobre, passant de 1 530 euros brut par mois à 1 650 euros. Le nombre des départs à la retraite chez les chercheurs allant connaître un pic dans les prochaines années, "l'urgence, a-t-elle souligné, est d'attirer les étudiants vers le doctorat". http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-949321@51-949442,0.html
Les travaux des laboratoires sur des traitements et nouveaux médicaments, l'état de la recherche médicale, bientôt les nanotechnologies, en attente de l'évolution des xénogreffes et autres cellules souches, comme vous tous nous serons à l'affût et "im patients".
Personnalisation des traitements du Cancer :
Nous espérons qu'un jour chaque patient pourra bénéficier d'un traitement individualisé, sans ou avec peu d'effets secondaires graves. Que le médecin puisse dire : "La dernière fois que vous êtes venu, nous avions séquencé votre génome et tout allait bien, mais nous l'avons séquencé à nouveau, et nous avons découvert des anomalies. Telles et telles protéines sont élevées, ce qui laisse penser qu'il y a une masse de cellules qui se développe dans cette bronche. Nous allons les repérer afin d'intervenir soit par des moyens chimiques, soit par des moyens physiques." En fonction de son profil génétique, un patient sain connaîtra son risque de cancer, l'évolution potentielle de la maladie, le traitement qui convient et son éventuelle toxicité. La prise en charge thérapeutique sera donc très ajustée. C'est une grosse différence avec la situation actuelle. Les traitements deviendront moins coûteux, car nous éviterons des prescriptions inutiles ou inefficaces.
De grands espoirs sont fondés sur la recherche visant à savoir si les cellules "initiatrices" du cancer aux capacités comparables à celles des cellules souches sont les cellules d'origine des métastases. Comme beaucoup d'autres, mon laboratoire sur la biologie des tumeurs étudie les cellules souches adultes et leur potentiel pour traiter cette maladie.ù
CHIFFRES 24,6 MILLIONS DE PERSONNES vivent avec un cancer dans le monde, selon l'OMS. Elles seront 30 millions en 2020. 11 MILLIONS DE NOUVEAUX CAS sont diagnostiqués par an, ils seront 16 millions en 2020. 7,6 MILLIONS DE PERSONNES MEURENT du cancer chaque année (soit 13 % des décès dans le monde entier). Elles seront 10 millions en 2020 et 11,4 millions en 2030. 60 % DES NOUVEAUX CAS en 2020 concerneront les pays en développement (Asie du Sud et Amérique du Sud notamment).
L'UNION EUROPÉENNE INVESTISSAIT 3,76 euros par personne contre le cancer en 2005 ; les Etats-Unis, 17,63 euros. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-950183@51-950300,0.html
| Recherches dans le Bordelais : Source : http://www.cap-sciences.net/upload/sites/infosciences/Archives-recherche-sante-2005.pdf. Des cellules souches en livraison dans le rein Tenter d’apporter à un rein malade un gène « médicament ». C’est le but ultime des recherches de Béatrice Letavernier au laboratoire hématopoïèse normale et pathologique de l’université Bordeaux 2, qui tente de développer une nouvelle approche du traitement de la fibrose rénale (développement de tissu fibreux dans le rein). Elle cherche pour cela à apprivoiser les « cellules souches mésenchymateuses » (CSM), qui sont capables de se différencier en différents types de cellules, en particulier en certaines cellules rénales. Ces CSM qui se trouvent à l’origine dans la moelle osseuse sont capables de se transformer dans certaines conditions en cellules rénales. Béatrice Letavernier a tout d’abord isolé des CSM à partir de moelle osseuse de rat, avant d’en étudier les caractéristiques. Dans un deuxième temps, elle a modifié génétiquement les cellules en y introduisant le gène codant pour une protéine de luciole, la luciférase. La construction génétique est telle qu’il est possible de contrôler à distance la production de cette protéine luminescente. Dans des conditions normales, le gène est « silencieux », non-exprimé, et la luciférase n’est pas produite. Si les nouvelles cellules sont chauffées, alors le gène est « activé » et la luciférase est produite. Les cellules de Béatrice Letavernier se reproduisent de manière stable dans des boites en laboratoire. La production de luciférase (visible au microscope) se fait bien aux conditions voulues. De plus, es CSM modifiées ont été testées in vivo en les injectant dans des reins de rats et en chauffant par ultrasons focalisés sous contrôle d’imagerie par résonance magnétique (IRM). Le travail de Béatrice Letavernier est ainsi une première étape dans la démonstration de la possibilité d’utiliser des CSM pour contrôler l’expression d’un gène dans le rein. La prochaine étape sera de remplacer la luciférase par un gène médicament. Le CHU de Bordeaux, centre de référence pour des maladies rares Le CHU de Bordeaux a été désigné comme centre de référence des maladies rares au niveau national pour une durée de 5 ans. La labellisation, basée sur l’expertise du service de génétique médicale du professeur Didier Lacombe, a été obtenue pour les anomalies du développement embryonnaire d’origine génétique. Cette nomination fait partie du plan « Maladies rares » présenté par le Ministre de la Santé et de la Protection sociale à la fin de l’année 2004. Les maladies rares, selon le seuil admis en Europe, touchent moins d’une personne sur 2000. On connaît environ 7000 maladies rares, dont 80% sont d’origine génétique. Les maladies rares concernent en tout 3 à 4 millions de personnes en France. Une cinquantaine touche chacune quelques milliers de personnes en France, alors que 500 autres n’en atteignent que quelques centaines, et des milliers d’autres ne touchent que quelques dizaines de personnes. Les enfants touchés par les anomalies du développement embryonnaire d’origine génétique sont porteurs de syndromes dysmorphiques et/ou malformatifs avec souvent un retard mental associé. Dans 50% des cas, la maladie n’est pas identifiée. Pour les autres, le diagnostic clinique permet d’y accoler le nom de l’une des 2500 à 3000 maladies de ce type. A l’heure actuelle, plus de 1700 gènes impliqués dans des maladies génétiques ont été caractérisés, dont quelques centaines correspondant à des anomalies du développement embryonnaire. Dans ces cas, il est possible d’effectuer en parallèle du diagnostic clinique, un diagnostic chromosomique ou moléculaire. Le professeur Lacombe travaille depuis une quinzaine d’années sur ces maladies et son expertise en terme de diagnostic l’amène à être consulté au niveau international. En ce qui concerne la recherche, il travaille en collaboration avec le laboratoire « Génétique Humaine, Développement et Cancer » du Professeur Benoît Arveiler à l’Université Victor Segalen Bordeaux 2. Deux maladies sont plus particulièrement étudiées au laboratoire : le syndrome de Rubinstein-Taybi pour lequel le gène impliqué a déjà été identifié et le syndrome de Costello pour lequel le gène reste à identifier. Les chercheurs sont invités à participer à la revue comme au site Rein échos en portant à la connaissance de tous l’état des avancées médicales dont ils ont connaissance pour les pathologies concernant le rein et le diabète. |